Catherine Tremblay
Originaire du Saguenay, Catherine Tremblay a étudié, travaillé et résidé à Montréal de 2004 à 2024. Elle y a enseigné les arts médiatiques, la photographie et le design graphique au niveau collégial, tout en s’impliquant activement dans le milieu artistique. Elle détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia ainsi qu’une formation complémentaire en design graphique.
Dans sa pratique, Catherine Tremblay s’intéresse à la photographie non seulement comme outil d’expression, mais aussi comme une discipline artistique en constante transformation. En examinant les oeuvres présentées, nous pouvons voir certains détails qui mettent en valeur le médium photographique lui-même. L’artiste a notamment laissé visible le cadre noir et les chiffres correspondant au format de la pellicule utilisée. Elle a aussi décidé de laisser des éléments flous à l’intérieur de ses images pour montrer les limites du médium et souligner la beauté de ces imperfections. L’exposition regroupe également différents procédés photographiques. D’un coup d'oeil, nous pouvons voir la transformation des procédés, allant des impressions botaniques et de la photographie argentique jusqu'aux images numériques. Dans un même assemblage, l’artiste joue avec les proportions pour montrer l’ensemble des possibilités de l’image photographique. Nous nous retrouvons tantôt devant de vastes paysages, tantôt observant les détails d’une feuille de pivoine. Ce jeu d'échelle nous permet d’appréhender notre environnement sous un nouveau jour, ce qui favorise peut-être une meilleure compréhension de celui-ci.
Comme le titre de l'exposition le suggère, l'artiste Catherine Tremblay s'intéresse à l'idée du jardin. Celui-ci est perçu à la fois comme un paysage, une collection de plantes diverses, mais aussi comme un écosystème où différentes espèces végétales cohabitent sur un même territoire. On perçoit chez l'artiste une volonté certaine de créer un herbier des plantes qui l'entourent. Elle collectionne ainsi les images et les traces laissées par des fougères vertes, des hostas blancs, des épilobes fuchsia et bien d'autres herbes, qu'elle immortalise à l'aide de la photographie. Elle les rassemble ensuite pour créer son propre jardin imaginaire, peuplé de plantes aussi bien sauvages que cultivées. Afi n de créer des paysages inventés, ces végétaux adoptent parfois de nouvelles couleurs pour s'harmoniser aux autres espèces récoltées. À travers leurs feuilles, nous pouvons également apercevoir différents lieux, dont certains fréquentés par l'artiste à travers les années : la cour arrière de sa maison, les chemins forestiers empruntés avec son père ou encore les berges d'un mystérieux plan d'eau. Ces paysages photographiés, tout comme le jardin, ont été modifiés par l'activité humaine. L'artiste nous invite donc à réfléchir, par le biais de son exposition, à notre environnement et à la manière dont nous pouvons cultiver l'avenir.
Dédié à la médiation culturelle afin de favoriser la découverte et l’appréciation des arts, cet espace virtuel se veut comme une nouvelle fenêtre numérique sur le paysage culturel et artistique de Saguenay.
Cette exposition se trouvait dans l'Espace partagé à la bibliothèque Hélène-Pedneault, un projet de la Ville de Saguenay réalisé en collaboration avec le centre Bang.
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